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À l’occasion de la cérémonie du 26 avril 2026 à Rouxmesnil-Bouteilles, un message fort a été porté parle maire Pascal Legois et la famille de M. et Mme Lepront: celui de la nécessité de préserver et transmettre la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Si la date du Débarquement en Normandie est largement connue, d’autres repères historiques essentiels restent souvent oubliés, comme l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler le 30 janvier 1933 ou encore la libération progressive des villes françaises à partir de l’été 1944.
La question de la déportation a été bien évidemment au cœur des échanges. Les libérations des camps, entre janvier et avril 1945, sont intervenues plusieurs mois après le Débarquement. Dans ces conditions extrêmes, le temps moyen de survie ne dépassait pas six à huit mois.
La cérémonie a été marquée par le récit émouvant de deux parcours : celui de Jean-Baptiste et de Paulette, déportés à quelques jours d’intervalle en janvier 1944, sans se connaître, et réunis après la guerre. Un témoignage qui illustre la réalité humaine derrière les grandes dates.
La transmission aux jeunes générations reste essentielle. Des interventions récentes en milieu scolaire par Jacques Lepront ont montré un intérêt sincère des élèves, particulièrement sensibles aux histoires personnelles, plus concrètes que les récits historiques généraux.
Comme l’a rappelé Elie Wiesel :
« Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence. »
Enfin, la découverte récente du livre « Les cahiers d’Alter – Ce que j’ai vu à Auschwitz » (2025) souligne, une fois encore, l’importance des témoignages individuels pour comprendre et transmettre cette mémoire.
Un hommage particulier a également été rendu aux femmes déportées, à travers le témoignage poignant de Béatrix de Toulouse-Lautrec.
Arrêtée en juin 1944 par la Gestapo, internée au fort de Montluc, elle est déportée au camp de Ravensbrück en août 1944, à seulement 19 ans. Elle y fêtera ses 20 ans. Son parcours rappelle la violence du système concentrationnaire, alors même que les Alliés avaient déjà débarqué.
À travers un extrait de son récit, a été évoquée son arrivée au camp après plusieurs jours de transport : la fatigue, la peur, l’humiliation, mais aussi cette prise de conscience brutale face à la réalité des lieux. La description du passage sous le porche du camp, entre injonctions et silence pesant, illustre l’entrée dans un univers de déshumanisation.
Paulette, avait un peu plus de 18 ans quand elle arrive au camp de Ravensbrück, elle effectuera 10 long mois d’emprisonnement et d’internement.
Ce témoignage invite à se souvenir que derrière l’Histoire se trouvent des destins individuels, souvent très jeunes, brutalement confrontés à l’horreur.
La cérémonie a ainsi rappelé l’importance du respect et de la transmission de cette mémoire, notamment auprès des jeunes générations.