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PostHeaderIcon Zéro phyto, les conséquences positives et négatives.

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Pour préserver notre cadre de vie et pour s’adapter aux évolutions réglementaires, notre commune a supprimé l’utilisation des produits chimiques (pesticides) pour entretenir notre espace public au profit de techniques alternatives moins intensives et plus respectueuses de notre environnement. Espaces verts, chemins de promenade et voiries ont changé de visage. Vous verrez peut-être apparaître des prairies fleuries, davantage de surfaces enherbées et quelques plantes spontanées, témoins d’une certaine forme de nature en ville. Cet abandon des produits chimiques est l’occasion de repenser la place à donner à la nature sur notre territoire. Et si la contrainte réglementaire devenait une opportunité d’agir, plus globalement, en faveur de notre environnement proche et de notre cadre de vie ? Les moyens humains et financiers de la commune n’étant pas extensibles, nos agents ne pourront pas maintenir la même fréquence de passage sans l’utilisation de produits chimiques.             Vous verrez donc parfois des pissenlits et d’autre fleurs spontanées sur nos trottoirs. Nous devrons tolérer cela, le temps que l’agent intervienne avec des moyens alternatifs. Au fond, est-ce vraiment grave ?

Ce n’est pas exagéré de dire qu’il s’agit d’une révolution ! Techniquement, il faut inventer et redécouvrir des méthodes pour gérer mauvaises herbes, pucerons et toutes formes de vie        « indésirable ». Aussi pratiques soient-ils, les produits phytosanitaires ont un réel impact sur notre environnement, en particulier, sur l’eau et l’air. Est-il encore raisonnable, de nos jours, de recourir à un tel arsenal chimique pour éliminer des pissenlits, au détriment de l’environnement et de la santé ?

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Depuis le 1er janvier 2017, il est interdit aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien de la majorité des espaces publics.

La gestion différenciée est probablement la base d’un plan d’entretien des espaces publics. Ces nouvelles pratiques de gestion se manifestent par la suppression des traitements, une fréquence de tonte moins élevée sur certains sites et même… la réapparition d’herbes folles, de fleurs et d’insectes sur des espaces jusqu’à présent stérilisés ! L’enjeu est donc de faire accepter ces changements qui entraînent des impacts visuels plus ou moins importants en fonction de la méthode de gestion adoptée pour un secteur, les agents ne peuvent pas maintenir la même fréquence de passage.

Le fait de changer les pratiques, en étant moins intensif, peut-être très mal vécu par les habitants. Nous pouvons entendre parfois : « ça fait sale ! Alors comme ça vous ne travaillez plus ?, etc…. »

Détrompez- vous ! Les espaces publics continuent d’être entretenus, mais d’une manière différente et nouvelle… Par la mise en application du fauchage raisonné ou tardif, cela préserve notre santé et notre environnement. Cela s’appelle la gestion différenciée et travailler sans chimie demande beaucoup de travail.

Dans le contexte de lutte contre la perte de biodiversité, le fauchage raisonné a des enjeux environnementaux. La zone de fauchage tardif est fauchée une fois par an, après le 1er août ou le 1er septembre voire plus tard encore en fonction des espèces sauvages présentes. Les bords de route constituent en effet des zones d’habitat ou refuge pour de nombreuses espèces de plantes et d’animaux (insectes, mammifères, d’oiseaux) en milieu agricole intensif, ils sont un élément de corridor biologique (trame verte) et un réservoir de biodiversité pour des taxons de petites tailles.

Le saviez-vous ?

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L’agglomération de Dieppe Maritime a repris il y a quelques années, la compétence des bassins de rétention d’eau. En conséquence , l’entretien de la plupart des bassins et mares situés sur notre commune ne sont plus à notre charge.  Pour toutes questions ou pour signaler des dégradations, veuillez contacter Dieppe Maritime au 02 32 90 20 25.

 

Les agriculteurs ont l’interdiction de tailler les haies entre le 1er avril et le 31 juillet, cette mesure est insufflée par l’Europe. Les contrevenants s’exposent à 3 ans de prison et 150 000 € d’amende.

Le particulier, n’est absolument pas soumis à cette réglementation, toutefois il est fortement recommandé par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) de veiller à ne pas porter atteinte à l’habitat des différentes espèces d’oiseaux qui les abritent et de ne pas tailler les haies du 15 mars au 31 juillet.

⇒ Site de l’Agence Normande de la Biodiversité et du Développement Durable