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Archive pour le 25 septembre 2015

PostHeaderIcon Noces de Diamant de M. et Mme SAVOYE

Il est toujours très plaisant pour un maire de recevoir dans la maison commune des couples qui souhaitent célébrer leur union. Surtout quand cette célébration revêt un caractère très exceptionnel, comme des noces de DIAMANT !!! En effet, M. et Mme SAVOYE, ont fait le serment le 13 août 1955, de s’aimer pour le meilleur et pour le pire. Ces 60 années de mariage, ils les ont traversées côte à côte, ils ont partagé d’intenses moments de joie, affronté les difficultés main dans la main et transmis à leurs 7 enfants et 16 petits enfants la recette de l’amour inusable et infini…… Résidant depuis 1993, au 22 Résidence le Balcon, le couple profite de la retraite et s’adonne à ses passions respectives.

Maurice est né le 13 avril 1934 à Tourville-sur-Arques. Six mois après sa naissance, ses parents s’installent à Rouxmesnil où il vécu jusqu’à ses 14 ans. Il fréquente l’école de la commune et obtient son certificat d’études à 13 ans. Pendant cette période de sa vie, il connaîtra la déclaration de la guerre, les privations, les bombardements et la perte de son frère Pierre, tué par une mine à Rouxmesnil le Haut, en novembre 1944 et deux mois plus tard, en janvier 1945 son père décèdera malheureusement à son tour.

À 19 ans, en février 1954, il part pour le service militaire à Brem Karten (près de Fribourg) en Allemagne où il passera 22 mois dans l’armée de l’air. Mais Mireille occupe déjà ses pensées.
Trois semaines de permission lui seront accordées, pour convoler en justes noces avec sa promise, le 13 août 1955 . Embauché depuis l’âge de 14 ans dans la société SOGEMA à Dieppe, il réintègre son poste au retour de l’armée, jusqu’en 1960, date à laquelle l’entreprise ferme.
Après 10 ans chez VINCO, il effectuera le reste de sa carrière  au sein de l’entreprise NESTLE où il occupera le poste de magasinier, puis d’agent de surveillance. En 1994, l’heure de la retraite sonne, après 46 années de bons et loyaux services qui lui vaudront les médailles du travail échelon Vermeil, Or et Grand Or.

Mireille est née à Rouen le 12 mars 1933. Abandonnée à l’âge de 3 ans, elle devient pupille de l’état; sa vie s’annonce difficile. Hébergée chez son oncle, elle fréquentera l’école de Malaunay. Sa sœur Jacqueline finira par la retrouver et des liens très forts vont les réunir, ainsi qu’avec sa seconde sœur Jeanine, dont elle est très proche.

Elle commence à travailler à 14 ans dans les fermes. Malgré la naissance de ses 7 enfants, elle travaille comme femme de ménage chez les particuliers. Cela lui faudra la Médaille de la Famille. Elle accueillera et accompagnera sa fille Brigitte dans l’épreuve de la maladie jusqu’à son décès qui affectera profondément la famille. Annick, Alain, Didier, Patrick, Sylvie, Lionel et Maurice son époux, cette famille qu’elle chérit, qui l’entoure aujourd’hui, lui apporte toute l’affection qu’elle mérite.

«Un enfant a beau grandir, pour une mère, il s’arrête à la hauteur du cœur»

PostHeaderIcon Journée du Patrimoine

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, la municipalité participe tous les deux ans à cette manifestation. Dimanche 20 septembre, les portes du Prieuré (mairie actuelle) et de la Chapelle St Thérèse étaient ouvertes au public de 14h à 18h. Un circuit guidé et commenté par les élus était proposé aux visiteurs. Dès 16h, la conférence musicale, animée par Damien Top, accompagné par le virtuose Jean-Luc Richardoz violoniste, fut suivie par une trentaine de personnes privilégiées. Cette lecture-concert s’appuyait sur des lettres de guerre, envoyées par Claude Delvincourt lui-même à sa maman. Enrichie de projections de photographies inédites prises au front par Delvincourt, celles-ci furent dévoilées pour la première fois au public. Ce spectacle a eu lieu dans le cadre du Festival International Albert Roussel http://ciar.e-monsite.com/avec le soutien des Amis de Claude Delvincourt.

Biographie de Damien Top et du violoniste Jean-Luc Richardoz format PDF

Claude Delvincourt, vécu de 1888-1954. Pianiste, compositeur et Directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il demeura à Rouxmesnil, et plus précisément au Prieuré. Cette demeure ayant appartenu à la famille du compositeur de 1869 à 1954, année de sa mort.
Premier Grand Prix de Rome en 1913, Claude apprit la déclaration de guerre lors de son séjour à la Villa Médicis où il achevait son poème symphonique Typhaon. Bien que réformé en 1911, il rentra immédiatement chez ses parents au Prieuré de Rouxmesnil, et se démena pour partir au combat. Pestant contre la lenteur de l’administration et du chemin de fer, le bouillonnant jeune homme enfourcha sa bicyclette le 29 août et fila jusqu’à Rouen afin de signer au plus vite son engagement. Inscrit comme élève caporal au 130e Régiment d’infanterie caserné à Mayenne, il ne tarda guère à rejoindre les élèves officiers, sautant le grade de sergent, et devint sous-lieutenant dès octobre. Mais les manœuvres en Mayenne l’assommaient, il aspirait à gagner le front.
Sa correspondance atteste d’une droiture sans faille, fustigeant les mesquineries et les lâchetés dont il était témoin. Il détaillait avec exaltation les réussites de sa batterie, les combats menés et envoyait des photographies : « Deux d’entre elles ont été prises à V. la V.[Vienne-la-Ville] pendant le bombardement de ce village dont il ne reste plus grand-chose. Je revenais du poste 3 ; du 210 arrivait, ça tombait avec un fracas formidable ; quelques-uns étaient tombés dans les champs en dehors du village, creusant des cratères de 6 mètres de diamètre, 3 sont tombés sur des maisons et ont mis le feu à ce qui restait. »


Lettres de guerre de Claude Delvincourt format PDF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son engagement dans le conflit fut exemplaire. Volontaire pour partir au front, le jeune lieutenant fut grièvement blessé et passa de longues années de convalescence au Prieuré, avant de retrouver une activité normale et de se remettre à composer.

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