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Rouxmesnil-Bouteilles
Rue du Champ de Courses
76370 Rouxmesnil-Bouteilles

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PostHeaderIcon Journée du Patrimoine édition 2017

La municipalité a fait le choix d’ouvrir les portes du Prieuré et de la Chapelle St Thérèse au public tous les deux ans. Ce lieu chargé d’histoire mérite toute notre attention et les élus mesurent la chance de posséder ce patrimoine qui représente le cœur de la commune. Nous nous sommes fait un plaisir d’accueillir et de guider les 150 visiteurs venus des alentours, de Paris, de la Grande-Bretagne et d’Allemagne. Ce dimanche 17 septembre, l’occasion leur était donnée de s’imprégner des lieux et d’assouvir leur curiosité.

Un peu d’histoire……….

Du 12ème au 14ème siècle, l’existence d’un prieuré cistercien et de vignobles est signalée dans le hameau de Bernesault (ancien quartier de Bouteilles). La date de construction du Prieuré remonte au 16ème siècle. Edifié pour servir de résidence principale à la famille d’Hacquenouville dont l’un des plus illustres membres fut Roger d’Hacquenouville, chambellan du roi de France Charles VI au début du 15ème siècle, le Manoir d’Hacquenouville fut également la propriété de la famille du compositeur Claude Delvincourt dont le grand-père avait acheté la demeure en  1869. L’illustre musicien y habita jusqu’à sa mort en 1954. Le monument, acheté par la commune en 1980 abrite depuis la  mairie. Une tourelle a été ajoutée au nord-est en 2001 pour  un meilleur accueil du public.

Le terrain sur lequel est édifiée cette chapelle a été offert à la commune par Claude Delvincourt, qui était alors président de l’Amicale des Anciens Combattants et Démobilisés de la Commune.

En 1928, les paroissiens ayant à leur tête M. le Maire Aristide Boutillier et le Baron Maurice de Ladoucette, décidèrent avec l´accord du diocèse, d´ériger une chapelle dédiée à « Sainte-Thérèse de l´Enfant Jésus ». Les vitraux ont été réalisés par le verrier Christian Bovin sur les dessins de Christiane Lalitte. Ils ont été bénis le 11 septembre 1994 par Monseigneur Duval, archevêque de Rouen, en même temps que la cloche « Marie » de l´édifice.

PostHeaderIcon Journée du Patrimoine

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, la municipalité participe tous les deux ans à cette manifestation. Dimanche 20 septembre, les portes du Prieuré (mairie actuelle) et de la Chapelle St Thérèse étaient ouvertes au public de 14h à 18h. Un circuit guidé et commenté par les élus était proposé aux visiteurs. Dès 16h, la conférence musicale, animée par Damien Top, accompagné par le virtuose Jean-Luc Richardoz violoniste, fut suivie par une trentaine de personnes privilégiées. Cette lecture-concert s’appuyait sur des lettres de guerre, envoyées par Claude Delvincourt lui-même à sa maman. Enrichie de projections de photographies inédites prises au front par Delvincourt, celles-ci furent dévoilées pour la première fois au public. Ce spectacle a eu lieu dans le cadre du Festival International Albert Roussel http://ciar.e-monsite.com/avec le soutien des Amis de Claude Delvincourt.

Biographie de Damien Top et du violoniste Jean-Luc Richardoz format PDF

Claude Delvincourt, vécu de 1888-1954. Pianiste, compositeur et Directeur du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il demeura à Rouxmesnil, et plus précisément au Prieuré. Cette demeure ayant appartenu à la famille du compositeur de 1869 à 1954, année de sa mort.
Premier Grand Prix de Rome en 1913, Claude apprit la déclaration de guerre lors de son séjour à la Villa Médicis où il achevait son poème symphonique Typhaon. Bien que réformé en 1911, il rentra immédiatement chez ses parents au Prieuré de Rouxmesnil, et se démena pour partir au combat. Pestant contre la lenteur de l’administration et du chemin de fer, le bouillonnant jeune homme enfourcha sa bicyclette le 29 août et fila jusqu’à Rouen afin de signer au plus vite son engagement. Inscrit comme élève caporal au 130e Régiment d’infanterie caserné à Mayenne, il ne tarda guère à rejoindre les élèves officiers, sautant le grade de sergent, et devint sous-lieutenant dès octobre. Mais les manœuvres en Mayenne l’assommaient, il aspirait à gagner le front.
Sa correspondance atteste d’une droiture sans faille, fustigeant les mesquineries et les lâchetés dont il était témoin. Il détaillait avec exaltation les réussites de sa batterie, les combats menés et envoyait des photographies : « Deux d’entre elles ont été prises à V. la V.[Vienne-la-Ville] pendant le bombardement de ce village dont il ne reste plus grand-chose. Je revenais du poste 3 ; du 210 arrivait, ça tombait avec un fracas formidable ; quelques-uns étaient tombés dans les champs en dehors du village, creusant des cratères de 6 mètres de diamètre, 3 sont tombés sur des maisons et ont mis le feu à ce qui restait. »


Lettres de guerre de Claude Delvincourt format PDF

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Son engagement dans le conflit fut exemplaire. Volontaire pour partir au front, le jeune lieutenant fut grièvement blessé et passa de longues années de convalescence au Prieuré, avant de retrouver une activité normale et de se remettre à composer.