Visite du cimetière Américain de Colleville Sur Mer

Samedi 30 juin, le Conseil Municipal, Mme Delabye et Mme Reine, toutes deux membres des Anciens Combattants, Jean-Marie Robbe, porte-drapeau des Anciens Combattants, Mme Annie Legrand, Mr Cailly, membres du CCAS et Mme Cailly ont répondu à l’invitation de Mme Diane Boutier, Franco-Américaine, Membre du Bureau de l’Association Jubilée de Dieppe. Diane Boutier, guide des plages du débarquement a tenu à nous faire visiter le cimetière américain de Colleville sur Mer, compte tenu de notre implication lors de la commémoration du 11 février 1944 faisant suite au crash d’un avion américain sur notre commune, tuant l’équipage et deux civils.

Au cœur des plages du débarquement de Normandie, le cimetière américain de Colleville sur Mer surplombe la plage  qui a été  un point stratégique de ce débarquement. Cette plage a été rebaptisée pour l’occasion : Omaha Beach. Aujourd’hui,  le cimetière américain d’Omaha Beach célèbre la mémoire des soldats et civils morts pour la liberté. Ce lieu a été concédé à perpétuité par la République Française aux Etats-Unis d’Amérique.

Dès l’entrée, nous avons été saisis par la grandeur (70 hectares rassemblant les tombes de  9 387 soldats tombés au combat) et le recueillement qu’inspire le lieu avec la chapelle, le mémorial et le jardin des disparus,  « Nul n’entre ici par hasard. »

Un vent froid et un ciel gris nous ont accueillis lors de notre arrivée après trois heures de bus, la première étape et notre première conférence sous l’égide de Diane nous a  été donnée bien  au chaud autour d’un café. Le site méritait bien un arrêt et quelques explications…Diane avec son art de la présentation et avec mille petites anecdotes nous a captivés tout au long de cette matinée.

Dès l’entrée, un magnifique Mémorial  en demi-cercle nous accueille.  Sur ses murs sont exposées des cartes gravées dans la pierre représentant les phases successives de la bataille : l’action des commandos aéroportés, le plan naval du débarquement et le déploiement des combats sur les quatre plages de ce secteur.

Au centre une statue de bronze représente « l’Esprit de la jeunesse Américaine s’élevant au-dessus des flots ». Dans le prolongement du bassin où se reflète le Mémorial s’étire la grande allée desservant les dix carrés de tombes où reposent quelques 9 387 soldats dont 4 femmes et 307 inconnus.

Dans le jardin du souvenir, derrière le Mémorial, les noms de 1 557 disparus dans la région sont gravés sur un mur en arc de cercle, puis à perte de vue sont alignées les stèles de marbre blanc d’Italie en forme de croix latine ou d’une étoile de David. Il n’y a pas de hiérarchie dans la mort, les tombes sont donc rangées par ordre alphabétique….les stèles sont toutes tournées vers l’Ouest, vers « le pays »…

Ici plus qu’ailleurs, la terre porte les empreintes de son histoire. La visite est impressionnante et empreinte d’émotion, elle  permet de réaliser l’importance des combats et du sacrifice humain.

Au centre du cimetière se trouve une chapelle qui abrite un autel de marbre noir portant l’inscription : « Je leur donne la vie éternelle et ils ne périront jamais ». Sous le dôme une mosaïque colorée symbolise l’Amérique bénissant ses enfants lors de leur départ vers le combat pour la Liberté.

Une guide,  nous a tout d’abord emmenés vers une table d’orientation face à la mer pour nous expliquer le déroulement de l’assaut militaire sur les quatre plages de ce secteur. Ensuite, nous nous sommes dirigés vers les tombes des soldats morts dans notre commune où nous avons déposé au pied de chaque stèle une rose pour symboliser notre devoir de mémoire.

En fin d’après-midi, nous avons  assisté à la « cérémonie des couleurs ». (Descente et pliage du drapeau américain au son d’un hymne militaire et de la sonnerie aux morts). Un  grand moment d’émotion nous a été réservé par Diane Boutier : un second drapeau américain a été élevé puis redescendu après une minute de silence. Ce drapeau offert par Diane et célébré comme il se doit  a été remis à Mr Le Maire avec un certificat d’authenticité.

 

11 février 2018

C’est la 17ème année que nous nous réunissons devant cette stèle érigée en 2002, afin de rendre hommage aux 2 civils ainsi qu’aux 10 courageux et valeureux aviateurs qui sacrifièrent leur vie pour que nous puissions, aujourd’hui, nous exprimer librement dans une démocratie… Une démocratie qui a bien failli nous être enlevée. Simultanément, Anthony LEWIS guide du cimetière de Colleville sur Mer a  procédé à un rituel, qui consiste à disposer conjointement le drapeau français et américain sur la tombe des soldats, ensuite il frotte une poignée de sable des plages du D-Day sur la gravure de la croix, pour mettre en relief les écritures, ainsi les visiteurs du jour se recueillent davantage sur ces tombes misent en avant. En témoignages, des photos représentant les six tombes nous sont parvenues par mail, ainsi qu’un courrier exprimant ses sentiments.Courrier du guide du cimetière américain de Colleville Sur Mer

Touchés et profondément émus part notre démarche, Tanya HODDER, Carl BOZENAN citoyens américains et amis d’enfance de Diane BOUTIER, ont tenu à renouveler leur présence à cette cérémonie, en associant leur parent Judy et James HODDER (ancien vétéran de la US Air Force). Habitant respectivement au Colorado et en Pennsylvanie.

Extrait du discours de J-Claude Grout : « Cet hommage rendu aux États-Unis, à votre pays, chers citoyens américains, votre pays qui a déployé des moyens gigantesques pour que cesse la barbarie nazie. Merci vraiment, de nous faire l’honneur de votre présence dans notre village…… » Lire la suite………

Émotion contenue, mais palpable à la lecture du poème « LIBERTÉ » de l’auteur français Paul Éluard (écrit en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, comme une ode à la liberté face à l’occupation allemande) et l’énoncé des noms et professions des victimes du crash, par les enfants de CM1 et de CM2 des classes de Mme LETESSIER et Mme SCHNELBACH. Diane, qui est aussi auteur de talent, leur a offert ‘SPOOKY’, l’un de ces derniers livres… 

 

Lilly-Rose DUMONT-CATELAIN, Anaïs MILLE, Juliette MODESTE, Souad BENCHOUBOU, Inès ES-BAY, Jeanne LEVILLAIN, Alexane LEPORC, Axel LALLIER, Anaïs LACOINTE, Océane BELLENGER-LOEUILLET, Louiza CORUE, Vincent HÉROUARD.

 

 

C’est au souffle de la cornemuse écossaise et en tenue traditionnelle, qu’Alban VIOGNE du Rouen Pipes and Drums, nous a accueillis aux portes de la mairie avant la suite des festivités. Claude SACEPE, membre de l’Association Jubilée et d’Artistes Promotion, a quant à lui donné la mesure à l’assemblée pour entonner les paroles d’une chanson de circonstance « Les Ricains » de Michel SARDOU.

*

D’année en année, cette cérémonie rassemble, génère des rencontres, des échanges Franco-américains et toutes les informations collectées nous font découvrir bien plus que des soldats…. Des hommes vulnérables et des familles meurtries. Ces précieuses correspondances nous plongent dans l’intimité de ces jeunes soldats, parfois quelques jours seulement avant que le destin ne leur ôte la vie.

Diane BOUTIER, désespérait de recevoir des nouvelles de la famille de Clifford STAFFORD, c’est chose faite !! Deux jours avant la cérémonie, un mail lui est parvenu, apportant des éléments complémentaires sur ses recherches. Une photographie et une lettre de Clifford STAFFORD adressée à sa sœur Véra, datée du 6 décembre 1943, soit près de 2 mois avant sa disparition…. Ce courrier reflète la dure réalité des familles américaines, qui voyaient tour à tour leurs fils incorporer l’armée, sans que parfois aucun ne revienne. Des fratries entières furent décimées, laissant des familles sans descendances. Par la suite, la Sole Survivor Policy, fut créée par l’armée américaine pour protéger les membres d’une famille de la conscription ou de servir au front s’ils avaient déjà perdu des membres de leur famille durant leur période militaire. Le frère cadet de Clifford ne bénéficiera pas de cette loi Sullivan, qui prendra effet quelques mois plus tard…. Il sera envoyé au combat…… Le film « Il faut sauver le soldat Ryan » est à l’image de l’époque et se nourrit de faits réels. ⇒Courrier de Clifford Stafford à sa soeur Véra, daté du 6 décembre 1943

 

11 février 2017

Il y a les commémorations nationales que nous connaissons tous, 8 mai, 11 novembre, 14 juillet, 5 décembre et il y a les cérémonies plus intimes, empreintes elles aussi d’émotion. Chaque ville ou village a, durant la guerre, subit des faits marquants qui laissent des traces dans les archives. Dans notre village, le crash d’un avion américain reste, aujourd’hui encore très présent dans nos esprits. Samedi 11 février, la délégation, regroupant, l’Union Locale des Parachutistes, les représentants de l’Association Jubilée, les conseils municipaux, les membres des Anciens Combattants, le maire honoraire Corentin Ansquer et le sous Préfet, ont rendu hommage aux 12 victimes, à la stèle, érigée en leur mémoire en 2002.

Un peu d’histoire : « Sous le siège de l’occupation, les fermes, le Prieuré sont réquisitionnés et la villa en bordure de l’Impasse de la Cavée abrite la Kommandantur.
3 000 mines sont dispersées sur l’hippodrome, une batterie anti-aérienne se trouve en haut du chemin du Mont-Blanc, un Blockhaus est édifié à l’emplacement même de l’immeuble des trois Chênes, la Cavée est entièrement minée.
La guerre n’en finit pas et les habitants doivent supporter la présence de l’ennemi.
28 civils sont tués sur le sol de notre commune, ainsi que quatre militaires.
Le 11 février 1944, un B.24 « Libérator » baptisé « Lonesome Polecat » (traduction : Putois Solitaire) s’écrase sur une maison d’habitation à l’emplacement actuel des jardins ouvriers.
Les 10 membres d’équipage périssent dans le crash, ainsi que deux Rouxmesnilais, Mr Raymond Leconte et sa sœur Jeanine. (Extrait du livret « La mémoire en partage »)
D’année en année, cette célébration, s’étoffe, s’enrichit de nombreux échanges avec plusieurs familles de victimes américaines et nos interventions sont saluées par-delà nos frontières.
Diane Boutier, membre de l’Association Jubilée est devenue notre ambassadrice. Les messages qu’elle nous délivre nous confortent dans notre attachement à perpétuer le souvenir. Le consul américain, ainsi que le Muséum de Duxford en Angleterre, nous ont adressé un message, encourageant notre démarche. Message, lu par Jean-Claude Grout et traduit par Diane Boutier. Toute la cérémonie a été filmée, par Patrick Ober de l’association FAT-THELMA-MEDIA et sera diffusée sur les réseaux sociaux du consul américain et du Muséum anglais.

→Courrier du muséum de Duxford en Angleterre       Courrier du consul américain

*************************

11 février 2016

Pour la Commémoration du 72ème anniversaire du crash du bombardier B24D  » LONESOME POLECAT « , du 11 février 1944, les élus, les représentants de l’Union des Parachutistes et l’Association Jubilée se sont rassemblés au pied de la stèle érigée en 2002 à la mémoire des 12 victimes, 10 membres d’équipage et deux civils. Cette cérémonie fut marquée par la présence exceptionnelle de Mrs Bob et Paul SCHREINER, citoyens américains, neveux du Sergent Robert HAGEY, mitrailleur gauche à bord du bombardier. Ils ont fait le déplacement dans le but ultime de rendre hommage à leur aïeul disparu très jeune, trop jeune !! Laissant une famille unie et aimante, dans la douleur, comme en témoigne les dernières lettres envoyées à sa maman peu de temps avant de partir en mission, mission qui fut malheureusement la dernière……

traduction des lettres de Robert HAGEY format PDF

⇒documents d’archives de Robert HAGEY

Télégrammes du Département de Guerre de Washington

                                              ⇒Discours du maire Jean-Claude GROUT

                       


Pilote : Lieutenant Omar TURNER
Co-pilote : Lieutenant Hubert TARDIF
Navigateur : Sous-Lieutenant Wilfreid KOEHN
Bombardier : Lieutenant Théodore OLSON
Mécanicien : sergent Clifford STAFFORD
Radio et mitrailleur supérieur : sergent Mitchell POWELL
Mitrailleur avant : sergent Willis KING
Mitrailleur gauche : sergent Robert HAGEY
Mitrailleur droit : sergent Ruel BOONE
Mitrailleur de queue : sergent Herbert GARROW
Civiles: Mr Raymond LECONTE  et Mme Jeanine LECONTE.

Diane BOUTIER https://fr-fr.facebook.com/diane.condonboutier, citoyenne franco-américaine, membre de l’Association Jubilée et éditrice dans la revue « WWII QUARTERLY » un journal spécialisé dans la Seconde Guerre mondiale, elle est le trait d’union entre nos deux pays. Depuis 2014, via internet, elle s’est donnée pour mission de retrouver les descendants des membres de l’équipage. Ses recherches sont fructueuses, le lien est désormais établi avec trois familles américaines. Le 11 février 2015, Otto Mc CURDY, neveu de Mitchell POWELL, n’ayant pas pu se déplacer, c’est associé à la cérémonie à travers un émouvant courrier.
Le 19 août 2015, Mme Jennifer DE VALLANCE, petite nièce d’Herbert GARROW, est venue en famille, se recueillir sur les lieux du crash. Jackson, le fils de Mme De Vallance, passionné d’histoire, a découvert  sur le net, les récits de Diane BOUTIER concernant les événements de cette journée. Il s’en est suivi de nombreux échanges. Cette jeunesse est la mémoire de demain.
Cette cérémonie s’est prolongée en mairie, par la lecture des lettres, du Sergent Robert HAGEY à sa mère, traduites par Diane BOUTIER. De nombreux échanges fraternels et chaleureux ont ponctué cette matinée particulièrement émouvante. Nous avons reçu en présent les lettres manuscrites mises sous verre de Herbert GARROW. En retour nous leur avons remis Le livret « La Mémoire en Partage » référence historique de notre commune, présent sans réel valeur monétaire, mais riche par son contenu et la médaille de la ville pour sceller les liens d’amitié qui nous unissent désormais.

***********************

19 août 2015

Mercredi 19 août, dans le cadre des festivités organisées pour la commémoration du 73ème anniversaire du débarquement baptisé « Opération Jubilée », nous avons eu l’honneur et le plaisir d’accueillir en notre mairie, Mme Jennifer DE VALLANCE, entourée de son mari et de ses deux enfants Jackson et Hayden.
Mme DE VALLANCE était la petite-nièce du citoyen américain Herbert J. GARROW, sergent mitrailleur à bord du bombardier « LIBERATOR B24D » baptisé  » Lonesone Polcat « , abattu le 11 février 1944 à 9h54 sur le territoire de notre commune. L’émotion était palpable lors du dépôt de gerbe au pied de la stèle érigée à la mémoire des 10 militaires et des 2 civils tués lors du crash de ce bombardier. Il faut dire que les citoyens américains  n’avaient jamais imaginé retrouver un jour la trace de leur aïeul. Quelque mois plus tôt, Jackson, le fils de Mme De Vallance, passionné d’histoire, fait la découverte sur le net du récit de Mme Diane BOUTIER concernant les événements de cette journée du 11 février 1944. Il s’en suit de nombreux échanges. Décidant de vivre la manifestation du 19 août, la famille programme son voyage en Normandie. Jusqu’alors ignorés, ils découvrent enfin les lieux du drame et retracent l’histoire de cet oncle, qui aura donné sa vie pour notre liberté. Pour marquer leur venue, la Municipalité leur a remis en signe de fraternité, l’ouvrage « La Mémoire en partage » et la médaille de la ville. Le pot de l’amitié clôturait ce moment de souvenir émouvant .

***********************

11 février 2015

Depuis 2002, notre commune, l’association JUBILEE et l’Amicale des Anciens Combattants, se rassemblent au pied de la stèle pour honorer la mémoire des victimes du crash du bombardier Américain « Libérator B24D », survenu au matin du 11 février 1944.
Deux civils et les dix membres de l’équipage furent tués, laissant à 8 000 kilomètres de là, des familles meurtries.

Invitée en 2014, Diane BOUTIER, citoyenne franco-américaine et membre de l’association JUBILEE, fut touchée par cette tragédie qui emporta ses compatriotes et par l’attachement que notre commune a, de commémorer avec la jeune génération ce devoir de mémoire.

Au lendemain de cette cérémonie, Diane Boutier se fixe un objectif, retrouver les familles des victimes. Mission difficile, voir impossible, 70 ans après ! Une bouteille à la mer, tel fut son sentiment, nous a-t-elle avoué. Contre toute attente, à l’automne 2014, un message venant de Houston au Texas, attise sa curiosité. Le Neveu de Mitchell POWELL, Otto McCURDY, venait de répondre à son appel. De nombreux échanges ont eu lieu, pour répondre aux multiples questions restées sans réponse, sur les circonstances du drame.

Joie et émotion dans les voix de Diane Boutier et du Maire, à la lecture (en anglais puis en français) du courrier de M. McCURDY. Ce touchant message est un trait d’union entre nos deux pays, unis dans la douleur par une seule et même histoire « LA GUERRE »    Courrier de M.McCURDY format PDF
Pour entretenir ce lien d’amitié, les dessins réalisés par les élèves de CM1 de M. Mathys, des photos, une vidéo immortalisant cette cérémonie et l’ouvrage « La Mémoire en Partage » vont être envoyés outre-Atlantique, en nourrissant l’espoir de se rencontrer l’an prochain.

**********************

 

11 février 2014

Commémoration du 70ème anniversaire

Du bombardier Américain « Libérator B 24 D »

Pour le 70ème anniversaire du crash du bombardier Américain Libérator B24 D, baptisé « Lonesome Polcat », les élèves de CP de Mme Grenet et CM1 de Mme Brunet nous ont fait l’honneur d’être parmi nous, aux côtés de l’Union Locale des Parachutistes, des Anciens Combattants, des Porte-drapeaux, des Elus, des représentants de l’Association Jubilée, de la citoyenne franco-américaine Mme Diane Boutier et de M. René-Jean Facquez.

Ce mardi 11 février, en ce jour particulier, nous étions réunis autour de la stèle (réalisée par M. René-Jean Facquez) érigée en 2002 pour commémorer ce fait de guerre, dont l’histoire fut retrouvée par les membres de l’Association Jubilée.

Ce bombardier fut touché par les tirs de la FLAK Allemande et s’écrasa sur le site des Jardins Ouvriers. Les 10 membres d’équipage périrent ainsi que Jeanine et Raymond Leconte qui se trouvaient dans leur habitation.

Le rapport rédigé par le Capitaine F.LLEWELIN, Officier d’Opération du 330ème Escadron de Bombardement de L’US Air Force, nous dévoile les conditions et les dernières minutes qui ont précédé le drame.

Six membres de cet équipage ont été inhumés dans le cimetière américain de Colleville St Laurent en Basse Normandie :

Messieurs Omar Turner – Hubert Tardiff – Clifford Stafford – Mitchell Powell – Willis King – Ruel Boone

Il semblerait que les familles des quatre autres membres d’équipage, Messieurs Wilfried Koehn – Théodore Olson – Robert Hagey Herbert Garrow aient procédé au retour des corps aux USA.

 Il nous appartient d’honorer la mémoire de nos soldats français, mais aussi les 16 millions de jeunes américains qui ont été mobilisés, 4 800 000 furent blessés et plus de 400 000 ont payé de leur vie, pour défendre notre pays et plus largement celle de l’Europe.

 Le temps fort de la cérémonie fut l’intervention des élèves de CM1, qui ont tour à tour énuméré la liste des victimes, puis lu un poème de Paul Eluard, sous le regard ému de l’assemblée.

La cérémonie s’est terminée au Foyer Communal où des débris de l’avion étaient exposés ainsi qu’une maquette du Libérator  B 24 D.

Pour l’occasion, l’Association Jubilée en partenariat avec la commune, a fait imprimer sur de grands panneaux rigides, l’histoire de cet événement.

Pour clôturer cet événement, Mme Diane Boutier, citoyenne franco-américaine a pris la parole pour rendre hommage au  destin  tragique de ses jeunes compatriotes.

Après recherches, elle nous apprend, que ces jeunes hommes effectuaient leur 15ème et dernière mission à bord du Libérator. La moyenne d’âge de l’équipage était de 25 ans. Certains avant de s’engager exerçaient des carrières diverses, comme acteur ou boucher, étaient mariés, pères de famille ou bien célibataires.

Au hasard de ses recherches, elle a retrouvé le frère d’une des victimes, vivant aux Etats-Unis. C’est avec émotion et fierté, qu’elle se fera la porte parole de notre commune, pour transmettre notre profonde considération. 

 

***********************

11 février 2013

Durant la seconde guerre mondiale, les Allemands sont partout.

Notre village est sous le siège de l’occupation, les fermes, le Prieuré sont réquisitionnés et la villa en bordure de l’Impasse de la Cavée abrite la Kommandantur.

3 000 mines sont dispersées sur l’hippodrome, une batterie anti-aérienne se trouve en haut du chemin du Mont-Blanc, un Blockhaus est édifié à l’emplacement même de l’immeuble des trois Chênes, la Cavée est entièrement minée.

La guerre n’en finit pas et les habitants doivent supporter la présence de l’ennemi.

28 civils sont tués sur le sol de notre commune, ainsi que quatre militaires.

Le 11 février 1944, un B.24 « Libérator » baptisé « Lonesome Polecat »  (traduction : Putois Solitaire) s’écrase  sur une maison d’habitation à l’emplacement actuel des jardins ouvriers

Les 10 membres d’équipage périssent dans le crash, ainsi que  deux Rouxmesnilais, Mr Raymond Leconte et sa sœur Jeanine Leconte.

En 2002, une stèle fut érigée et chaque année, les élus, les Anciens Combattants et l’association Jubilée rendent hommage aux victimes, pour que l’on ne les oublie pas.

La fabrication du Libérator dura de 1943-1945 à San Diégo en Californie et se faisait dans la plus grande chaîne de montage du monde, sur un site de 330 000 m². La cadence de production pouvait atteindre 428 appareils par mois, soit 14 par jour !

*********************

11 février 2012

 

.

.

.

.

.

.

.

..

Malgré le froid et la neige, le souvenir du crash du bombardier Libérator ayant provoqué  la disparition de Mr et Mme Leconte et de 10 militaires américains a été commémoré en présence des membres de l’Association JUBILEE.

Le verre de l’amitié qui a suivi a permis de rappeler,  à la vingtaine de personnes présentes, les événements de cette tragique matinée du 11 février 1944 :

Le Liberator   B24D « Lonesome Polecat » 263978 de la 8ème Air Force des Etats-Unis atteint par des tirs de DCA s’abattait sur Rouxmesnil-Bouteilles. Les dix membres de l’équipage et  deux civils, Mr et Mme Leconte, perdirent la vie.

Le 11 Février de chaque année nous rappelle cette tragique page de l’histoire de notre commune lors de la seconde guerre mondiale.